Pascal
Maurin, programmateurMERCREDI
23 JUILLET
Autokratz (LIVE - LONDRES)
Depuis six mois, ils ont parcouru du chemin... Après trois premiers singles explosifs signés sur le label d'avant garde franco-japonais Kitsuné, tous sollicités par les dj’s et la presse (leur titre « Pardon Garçon » est décrit comme « the dance anthem of the summer »), le duo electro Londonien enchaîne les performances lives en Europe. Ils partagent des dates avec Digitalism (Kitsuné Maison Tour @ Bataclan, Fabric...), Para One ou The Camden Craw, Goose, Vicarious Bliss...
Véritable symbole du renouveau de la scène electro anglaise, autoKratz livre au public un show puissant et mélodique mélangeant avec simplicité un live machine palpitant et des sessions vocales surpuissantes.
Cette énergie électrique entêtante sera le fil conducteur de leur premier album, à venir chez Kitsuné au tout début 2009 !
Brodinski (DJ SET - PARIS)
On
ne le dira jamais assez. Les 2 Many Dj's ont été à l'électro ce que ce
que les punks furent au rock. Un souffle de liberté. Ils ont invité sur
le dance floor un public qui n'y trouvait pas sa place. Ils ont ouvert
les frontières. C'est dans cette brèche que s'est engouffré une génération
de dj et producteurs, de Tiga à Erol Alkan en passant par James Murphy
et Boys Noize.
C'est sur cet acquis que Ed Banger ou les bloggeurs de Fluokids sont devenus les phares d'une génération qui slament sur les classiques de Detroit, qui dansent sur Metallica et qui éructent de plaisir sur des morceaux qui étaient encore il y a peu de temps les symboles du mauvais goût early 90's.
Aveuglé par les flashs fluo on aurait pu passer à côté de Brodinski. A peine vingt ans, une gueule d'ange et mannequin vivant d'une génération qui retrouve le plaisir de porter un jean au plus près du corps. En deux ans à peine il est devenu le « Benzema de l'électro ». Petit retour sur une trajectoire qui fait voler en éclat toutes les certitudes et les dogmes des programmes « d'accompagnement artistique » développés dans les institutions des Musiques Actuelles de France et de Navarre. Né Louis Rogé, BRODINSKI a 17 ans, vit à Reims et se prend un peu à rebours la claque 2 Many Dj's. Génération web 2.0 oblige il passe nuits et jours sur internet et bouffe de la musique à s'en rendre malade. Il bidouille ses premiers mixes sur son ordinateur et petit à petit pose sa patte sur la bande son des soirées étudiantes. A cette époque Reims commence à s'éveiller aux nouveaux sons électro grâce à Yuksek, au festival Elektricity et aux soirées Bonheur Binaire. Tous les mois quatre cents kids survoltés envahissent le club de la Cartonnerie et viennent vibrer au son d'une programmation large d'esprit (Busy P, Justice, Puppetmastaz, Grand Buffet, Boys Noize, Felix Kubin, Electronicat, Cosmo Vitelli...). C'est à une soirée Bonheur Binaire que Brodinski se fait mettre le grappin dessus par l'équipe qui les organise. Il devient le résident des soirées en 2006. Tout s'enchaîne alors très vite. Il place un mix sur Fluokids et en devient vite le chouchou, au grés des rencontres il glisse ses mixtapes à Erol Alkan, Pedro Winter ou Troy Pierce et se fait cornaquer par Yuksek. Ce qui étonne quand on rencontre Brodinski c'est sa culture musicale. Il entend tout, assimile vite et son tri sélectif naturel ne se trompe jamais. Pendant une semaine il n'écoute que de la minimale, puis passe par une période Baltimore, la semaine d'après il est obsédé par les classiques de la techno. Il avale tout et digère tout avec une facilité et une acuité hors norme. Il passe ses nuits sur MySpace ou Fluokids, navigue sur tous les blogs électro, amasse une incroyable connaissance, et se crée une mémoire auditive à faire pâlir de jalousies ses aînés laborieux. Il ne ressemble pas à aux autres « baby dj's », il privilégie l'élégance à la percussion et pense ses sets avec délicatesse et audace. Il s'adapte, sent le vent tourner et refuse de se laisser asphyxier par les diktats des modes éphémères. Il est vite réclamé par Bonde Do Role et Radioclit pour des remixes qu'il réalise avec l'aide de Yuksek, devenu son producteur. Il devient résident des soirées Binaire au Point Ephémère à Paris et son agenda se remplit. D'abord étiqueté Fluokids, le nom de Brodinski prend de l'ampleur, on le retrouve régulièrement à Londres au club Fabric, aux soirées Panik à Paris et dans les meilleurs clubs européens. Il signe (toujours avec YUKSEK) un remix remarqué du « It's Not Over Yet » des Klaxons ainsi que « Bad Runner », son premier maxi sur Mental Groove. Les deux titres sont playlistés par les meilleurs dj's du moment et Brodinski se fait une place de choix dans la nouvelle vague électro qui secoue l'hexagone aux côtés de Sebastian, Yuksek ou Surkin.
Depuis le chemin s'est ouvert et il semble mener haut. Ses sets continuent de s'affiner pour devenir une architecture sonore qui emmène les clubbers sur les voix de la déraison, ses remixes pour The Shoes, Das Pop ou Adamsky ont tourné et retourné sur les platines pendant des mois en attendant que ceux mijotés pour The Subs, Tiga et Jokers Of A Scene fassent vriller les danseurs en mal d'émotion forte. De retour d'une tournée au Mexique et aux USA en compagnie de Yuksek, il est demandé par les 2 Many Dj's pour des Soulwax Nite Version, Erol Alkan le couve d'un regard protecteur et Mark Stewart lui fait des appels du pied pour une collaboration. Une trajectoire express qui l'a vu rejoindre en à peine deux ans des artistes qu'il regardait comme un fan depuis le dancefloor. Il rêve de production en solo et s'est plongé depuis peu dans le jazz et la pop, ce qui nous réserve de belles surprises pour les années à venir. Brodinski n'a pas fini de nous surprendre.