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Soirée-événement
à entrée libre
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La communauté Wauja comprend 330
personnes qui vivent dans le village de Piyulaga dans le Xingu, à
environ 2000 km de Brasilia. La cérémonie des Atujuwá,
l’un des rituels des Wauja, porte le nom des grands masques qui
sont présentés à cette occasion.
Depuis l’expédition de Karl von den Steinen au Xingu en
1887, on n’avait plus recueilli d’informations sur ces masques
et sur ce rituel, dont l’extinction avait même été
envisagée. C’est l’acquisition d’une collection
ethnographique, pour le compte du Musée National d’Ethnologie
du Portugal, qui a permis de les “redécouvrir”, confirmant
l’existence d’un cycle scénico-rituel encore aujourd’hui
d’une grande vitalité et qui fait montre d’une grande
cohérence.
Les ornementations des masques trouvent
leur origine dans les rêves; elles sont en relation directe avec
la sphère de la maladie et donc d’un chamanisme à
vocation thérapeutique. En effet, la maladie dont sont parfois
affectés certains Wauja justifie la fabrication des masques,
doués de vertus curatives intrinsèques.
A côté des masques de premier rang, le rituel des Atujuwá
fait appel également à un groupe diversifié de
masques “mineurs”, incarnant un personnage tantôt
animal, tantôt végétal ou encore un phénomène
naturel. Pendant presque une semaine, les masques dansent de façon
intensive afin de générer de la joie, sentiment indispensable
à la bonne conduite des soins et in fine à la guérison
du malade.
Flûtes, clarinettes et chanteurs
composent un paysage acoustique dans lequel les masques évoluent
et produisent cette joie. Le grand rituel des masques est l’actualisation
scénique et thérapeutique de deux structures de réalisation
sociales et cosmologiques : mythe-musique-danse et art-parenté-personnage
rituel. Les deux structures, au coeur de la pensée Wauja, postulent
la musique et la parenté respectivement comme des pivots de la
transformation de la parole (mythe) en mouvement (danse) et de l’art
(masques et flûtes) en sujet (personnage). Les danses ont lieu
sur l’immense place au centre du village, à proximité
de la maison cérémonielle, la “maison des flûtes”
ou Kuwakuho.
En partenariat avec le musée du quai
Branly
Dans le cadre de “Brésil
Brésils” (mars-décembre 2005)
Conception et direction scientifique Aristóteles Barcelos Neto
Chercheur au Laboratoire d’Image et de Son en Anthropologie –
Université de São Paulo, Brésil.
Avec la collaboration de la FUNAI
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Samedi 23 juillet
Domaine Bonnier de la Mosson — 20h